Une capitale chargée d'histoire...

Phnom Penh, Cambodge le 30/01/2012

 

 

Flèches scintillantes du Palais Royal, moines en robe safran, emplacement privilégié au bord du Mékong,… la capitale cambodgienne était surnommée jadis « la perle de l’Asie du Sud-Est ».

 

La guerre et la révolution ont bien sur laissées des traces. Les édifices religieux ont le plus souffert, rasés en grande partie par les Khmers rouges qui en 1975 s’emparent de la ville. Un brin d’histoire s’impose :

Les Khmers rouges ont pris le pouvoir au terme de plusieurs années de guerre civile , établissant le régime politique connu sous le nom de Kampuchéa démocratique. Entre 1975 et 1979, période durant laquelle ils dirigèrent le Cambodge, leur organisation a mis en place une dictature d'une extrême violence chargée, dans un cadre autarcique, de créer une société communiste sans classes, purgée de l'influence capitaliste et coloniale occidentale ainsi que de la religion. Le régime khmer rouge a causé la mort de plusieurs centaines de milliers de Cambodgiens, selon les estimations minimales.

Pauvreté absolue et richesse extrême, charme et chaos, cette ville conjugue en même temps le passé et le présent du continent.

 

 

Phnom Penh met les sens à rude épreuve : motos, voitures tuk-tuk et vélos circulent à contresens sans se soucier des piétons, des odeurs acres émanent des échoppes et des marchés et la ville s’éveille des six heures, à grands renforts de klaxons et de tous les bruits de la vie quotidienne.

Nos trois journées passées dans la capitale ont donc été rythmées par des réveils matinaux et de longues ballades à déambuler dans les avenues bruyantes de la ville, à la découverte de somptueux bâtiments et pagodes, ou à tout simplement arpenter les marchés pour se régaler de spécialités khmères dans les nombreux stands de rue.

 

 

 

Nous avons aussi consacré un après-midi à l’histoire récente du pays en visitant le musée Tuol Sleng (ou S21) ; un témoignage bouleversant du passé tragique du Cambodge et des atrocités commises par les Khmers rouges. Cet ancien lycée devint, de 1975 à 1979, le plus grand centre de détention et de torture du pays.

 

 

 

La très éprouvante visite de ce lieu nous a néanmoins permis de saisir l’ampleur du traumatisme subi par le peuple cambodgien.

 

 

Pour finir sur une note plus gaie, nous avons aussi profité d’être dans la capitale pour faire nos visas birmans. Ca y est, désormais plus rien ne pourra nous arrêter…. Vol de Bangkok a Yangoon prévu le 13 février !!!! 
 

Commentaires

 Maman jacky de colombie
depcuis salento au milieu de la verdure et des champs de cafe,dans un charmant petit hostel, on vient de visiter votre blog et on pense tres fort a vous. Ici on se regale de vivre au même rythme que bast et ju, même si les mollets s'en souviennent. On imagine votre emotion lors de la visite du musée évocant les genocides du cambotge. Apparemment pour vous aussi tout va bien.Demain nous partons en randonnée dans la vallée des cocotiers et nous dormirons sur place.On se tient au courant, à bientot, gros bisous à vous deux. PS. en ariege il fait moins 12. on vous aime.
 Bast et ju
On adore ca tous ces post! alors continuez...
On vous aime toujours, plein de bisous
ps: on a plein d'idees....



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